Projet de Bibliothèque numérique au Centre pour la Coopération Scientifique entre l’Afrique

et l’Allemagne (DAW-Centre)

1.     Présentation du Centre

Le Centre pour la Coopération Scientifique entre l’Afrique et l’Allemagne (DAW Centre) est né en 2010 avec le soutien des fondations allemandes Humboldt et Fritz-Thyssen. L’idée de création d’un tel centre est née alors que le Prof. David Simo, un des germanistes et culturologues les plus renommés d’Afrique et internationalement reconnu, reçoit en 2008 le prix Reimar-Lüst des deux fondations ci-dessus nommées. Le centre est alors né sous son impulsion et sa construction est en grande partie financée par la fondation Fritz-Thyssen basée à Cologne en Allemagne. Il est situé sur le campus de l’Université de Yaoundé I, non loin de la faculté de médecine. Le centre est certes logé à l’université de Yaoundé I, mais il fonctionne de manière autonome. Les points focaux du centre sont :

  • La promotion et la coordination de la coopération scientifique entre les universités allemandes et africaines 

Le centre DAW voudrait implémenter la production coopérative de savoirs sur le plan local et international. Il ne s’agit pas seulement de soutenir la production scientifique par la formation et la recherche, mais aussi de rendre les savoirs produits accessibles, notamment par le biais d’internet. La production coopérative de savoirs passe également par la mise en réseau de chercheurs et l’organisation de rencontres internationales (colloques, symposiums, workshops, etc.)

  • La promotion de la communication et de la coopération internationale

Le centre a pour mission de mettre à la disposition du public des informations concernant les projets réalisés ou en cours. De ce fait, il a une double fonction de conseil pour les chercheurs et de coordination pour diverses activités scientifiques.

  • La promotion de la formation à travers la recherche interdisciplinaire et internationale

Le centre met à la disposition des chercheurs les informations sur les programmes, les projets et les politiques de recherche au Cameroun, d’autres pays africains ou d’institutions internationales. La formation et la prise en charge des étudiants africains et allemands en coopération font aussi partie intégrante du projet.

  • La promotion et soutien de la science et la culture internationale :

Cette promotion s’effectue par l’initiation et l’organisation des équipes de recherche transdisciplinaires germano-africaines, qui peuvent associer d’autres chercheurs de différentes origines. Le centre se met résolument au service du développement de l’Afrique, mais se décline aussi en une plateforme de communication et de compréhension interculturelles et comme moyen de promotion d’un environnement de recherche libéré de relations asymétriques.  Tout ceci passe par :

  • L’organisation de colloques doctoraux internationaux rassemblant des étudiants allemands et africains, des ateliers de prise en charge, le mentoring et le coaching des jeunes scientifiques, des séminaires autour de la rédaction scientifique et le contrôle des publications scientifique.
  • La promotion de l’apprentissage à distance à travers le développement et la vulgarisation du e-learning
  • La promotion du contact avec les Universités européennes pour rendre possible l’accès à la documentation des bibliothèques virtuelles dans le monde.

2.   L’idée du projet et son fondement

Le projet vise à implémenter une bibliothèque numérique au centre DAW, afin de donner un accès simplifié et à distance à une littérature riche et variée dans toutes les matières, certes disponible sur Internet, mais difficilement ou pas accessible du tout pour les couches défavorisées qui constituent le gros des universités de Cameroun.  A court terme, il s’agit de faciliter l’accès à cette littérature à au moins 10 000 et à long terme à au moins 50 000 étudiants et chercheurs des universités du Cameroun. Sur le court terme, il s’agit d’intégrer d’abord les lettres, sciences humaines et sociales au projet, et à moyen terme également toutes les sciences de la nature dont les publications sont beaucoup plus nombreuses et plus difficilement systématisables.      

3.   Description du Projet : Expériences antérieures, procédé

Le projet de mise sur pieds d’une bibliothèque numérique au Centre pour la Coopération Scientifique entre l’Afrique et l’Allemagne comporte deux phases : Une phase d’implémentation et une phase de suivi. La première phase est prévue pour durer 12 mois, et la seconde commence avec la fin de la première. Cette deuxième phase est inhérente à l’existence même de la bibliothèque, elle est donc prévue pour durer autant que la bibliothèque existera.

Le projet vise à réduire les difficultés auxquelles les chercheurs camerounais et africains sont confrontés lors de la recherche de littérature, la plupart des universités ne disposant d’aucune bibliothèque digne de ce nom. L’Europe et les Etats-Unis d’Amérique sont deux exemple de centres de production de savoirs puissants, parce qu’ils produisent des savoirs vastes et de haute qualité, mais surtout parce qu’ils ont la capacité de diffuser leur savoir et d’accéder à ceux  produits ailleurs. Même si la plupart des chercheurs ont entre-temps reconnu le potentiel des sources internet et l’opportunité que ce moyen offre, il reste que pour des raisons financières, ils ne peuvent pas toujours en faire usage. Internet est, pour la majorité d’entre eux, encore un luxe que très peu peuvent s’offrir, malgré l’impression que peut donner le discours public et la représentation populaire sur ce sujet.

D’autre part, habituellement, les étudiants et chercheurs africains en général et camerounais en particulier lancent leurs recherches à partir des grands moteurs de recherche comme Google, yahoo, Ping, ask.com etc… Très souvent, le chercheur se limite à la première page, tant c’est fastidieux de travailler environ 163 000 réponses  que Google donne en 27 secondes par exemple sur le thème « Goethe et l’islam », pour ne citer que ce cas. Très souvent il manque le temps. Ainsi, ces moteurs auxquelles beaucoup limitent leurs recherches, ne comportent pas tout. Bref, ils ne donnent pas accès au Deep Web, c’est-à-dire aux pages isolées ou payantes. Ainsi avec elles on n’a pas seulement le problème qu’on doit passer de longues heures à identifier et ordonner soi-même les innombrables informations fournies, mais aussi, on doit s’attendre à ne pas être dirigé tout de suite vers l’information recherchée. Il arrive aussi que par manque de temps, le chercheur emporte même des informations fausses, provenant de sites dont le sérieux n’est pas prouvé.

Une heure de connexion internet dans un cyber café à Yaoundé coûte en moyenne 200 FCFA, très souvent pour un débit extrêmement lent. La plupart des étudiants et chercheurs sont pauvres et doivent vivre avec des moyens très réduits et ne peuvent pas s’offrir le luxe d’une connexion à domicile. Un chercheur qui se rend donc dans un cyber café est sous la pression du temps. De ce point de vue, un certain nombre d’informations lui échappent. Le traitement de l’information reçue est un challenge difficile à réaliser, tant elle est disséminée.

La littérature sur l’Afrique même, qui est accessible aux étudiants et chercheurs d’universités occidentales, reste « interdite » aux étudiants africains eux-mêmes. C’est le cas du « Corpus de la littérature francophone de l’Afrique noire », une collection des textes de et sur la littérature orale et écrite d’Afrique au sud du Sahara qui couvrent la période allant de la fin du 18è siècle à 1960. Cette banque de données qui couvre environ 20 pays et 100 groupes ethniques et qui concerne l’Afrique en premier, est accessible de la France et de l’Allemagne, mais pas de l’Afrique.

Il est donc urgent, au vu de ces éléments, de travailler à rendre cette littérature accessible aussi aux  chercheurs de nos universités. Ceci pourrait passer par la contribution à l’achat de licence, mais surtout par la négociation de partenariats en vue de l’arrimage de notre bibliothèque à des serveurs externes. La bibliothèque serait alors surtout un « Service Provider », et moins un « Data provider ».

Le projet se subdivise en plusieurs sous-projets :

3.1.         Constitution d’un corpus de la littérature de langue allemande sur l’Afrique et d’un corpus de la littérature africaine sur l’Allemagne.   

En tant qu’institution qui promeut la coopération scientifique entre L’Afrique et l’Allemagne, le Centre DAW veut créer une plate forme de coopération sur une base égalitaire, afin de permettre une production interculturelle de savoirs libre de toutes asymétries, de sorte que les chercheurs africains dans leurs recherches sur l’Afrique puisse avoir accès à la documentation produite en Afrique et en dehors.  Dans ce sens le travail consistera à créer une banque de données contenant la littérature ci-dessus mentionnée, et qui sera actualisée progressivement. Cette banque de données s’appuiera sur des catalogues déjà existants. 

3.2.       Structuration, digitalisation et publication des archives coloniales allemandes au Cameroun (Yaoundé et Buea)

Il s’agit dans le cadre de ce sous-projet de répertorier, de classifier, de digitaliser, et de rendre accessible online les archives coloniales allemandes au Cameroun, puis d’en traduire ou d’en transcrire certaines, afin de les rendre accessible au grand public.

Le projet de mise en ligne des archives coloniales allemandes au Cameroun a été monté pour réaliser l’un des objectifs majeurs du centre à savoir promouvoir la coopération scientifique entre l’Afrique et l’Allemagne.

Les archives coloniales allemandes constituent une page de l’histoire commune de l’Allemagne et de ses anciennes colonies. Si les archives qui se trouvent en Allemagne sont très bien conservées en relatif bon état, celles qui se trouvent dans les anciennes colonies sont malheureusement très mal conservées et dans un état plutôt inquiétant. Le présent projet prévoit à long terme la digitalisation et la mise en ligne et en réseau des archives coloniales allemandes se trouvant dans les anciennes colonies allemandes (Cameroun, Namibie, Togo, Tanzanie). La première phase concerne uniquement le Cameroun. Le Centre-DAW veut permettre une meilleure conservation de ces archives ainsi qu’un accès plus facile en les identifiant, en les structurant et en les indexant, pour une mise en ligne. Il est également prévu des traductions en Français et Anglais, ainsi qu’une transcription des documents écrits en gothique. Un travail préliminaire d’évaluation a déjà été effectué à Yaoundé et Buea. Ce sont en tout près de 938 400 feuilles de documents à Yaoundé et environ 276 450 à Buea, qui devront être traitées, selon nos prévisions à partir de janvier 2014 par une équipe de 9 spécialistes et de 10 assistants. A travers leur mise en ligne, ces documents deviendront accessibles à un plus grand nombre de personnes à travers le monde. La transcription de certains documents ainsi que la traduction en Français ou en Anglais d’autres triés sur le volet donnera également l’accès à ces documents à un public beaucoup plus large.

L’idée est de simplifier le travail du chercheur qui veut utiliser ces documents. Jusqu’ici, il doit en effet adresser une demande au ministère de la culture qui sera ensuite confiée au directeur des archives nationales. Ce dernier décidera alors de l’opportunité et du bien fondé de la demande avant, le cas échéant, de délivrer une autorisation d’utilisation. Cette démarche peut prendre des mois, sans compter le fait que la présentation physique même des archives nationales à Yaoundé comme à Buea n’est pas des plus praticables. Les documents y sont stocqués dans des conditions plus qu’inappropriées. Une publication de ces documents online permettrait une utilisation simplifiée et sans tracasseries. Un accord a déjà été trouvé entre le ministère de la culture et le Centre DAW sur l’utilisation des locaux et des Archives Nationales du Cameroun dans le cadre de ce projet.

3.3.       Digitalisation et publication des travaux de mémoire et thèse des universités locales

Les asymétries qui existent au niveau international dans la production et la circulation du savoir viennent souvent du fait que beaucoup de chercheurs, surtout des pays du Sud, peinent à se faire connaître. Pour se faire connaître, ces chercheurs doivent rendre leurs productions visibles, accessibles. C’est le but de l’opération qui consiste à numériser les travaux de recherches des universités locales, afin de les rendre visibles et accessibles online. Car la majorité de ces travaux qui naissent dans les universités africaines sont de facto exclus du canon de la recherche internationale, puisqu’ils n’accèdent pas à la scène internationale. Pourtant l’on ne saurait nier le fait qu’en Afrique, des procédés et découvertes innovantes de grande portée voient le jour au quotidien. A court terme, le projet vise la numérisation des travaux soutenus à l’université de Yaoundé I, et à long terme il concerne toutes les universités du Cameroun. Il est également prévu de créer dans la bibliothèque un accès aux travaux soutenus dans d’autres universités africaines, non encore publiés mais accessibles sur les différents sites des universités.

3.4.       Constitution d’une archive du maquis au Cameroun

A travers cette collection, le centre DAW veut rendre les archives du maquis disponible online et ainsi contribuer à préserver ainsi qu’à vulgariser cette importante page de l’histoire du Cameroun. Elle comportera des documents authentiques et copies de documents historiques et inédits sur l’histoire du maquis au Cameroun. Ce sont des centaines de documents sur les différents acteurs et antagonistes du maquis au Cameroun, des années avant l’indépendance du Cameroun aux années après indépendance. Il s’agit entre autres de traces de l’ALNK (Armée de libération nationale du Kamerun), de lettres officielles ou privées, de rapports d’enquête confidentiels, de rapports économiques, de bulletins de renseignement, de photos et coupures de presse, de comptes rendus de police et de gendarmerie, d’ordres de mission, de listes de militants effectifs ou présumés, tous documentant l’histoire du maquis au Cameroun et de ses rapports à l’administration, une histoire très controversée et en même temps peu connue et pour la plupart du temps négligée. Ces documents, dont une partie est déjà en possession du Centre, seront au fur et à mesure de leur collecte sur le terrain, numérisés, commentés et publiés dans la bibliothèque.

3.5.        Constitution d’une banque de données avec littérature (revues, livres, magazines) de tous les domaines de recherche (Open Access)

Il s’agit dans ce cas d’une bibliothèque qui recueille les informations d’autres serveurs, les structure, les ordonne, afin de constituer des métadonnées à partir desquelles l’utilisateur sera redirigé sur d’autres serveurs, mais directement à l’information recherchée. L’objectif est de réduire le temps de fouille sur internet, de permettre un accès direct et rapide à l’information avec plus d’efficacité. La stratégie est d’identifier différents serveurs qui offrent une littérature spécifique.

La constitution de cette bibliothèque s’appuiera d’une part, sur différents répertoires et serveurs en ligne (JSTOR, DOAJ, revues.org, Persee.fr, etc.), à partir desquels la littérature ci-dessus mentionnée sera sélectionnée, extraite par établissement de métadonnées, et rendues accessibles à partir de notre serveur principal. Il ne s’agit donc point d’importer des textes entiers, mais d’utiliser les données déjà disponibles sur d’autres serveurs, mais en les classifiant et en rendant la recherche à la fois plus rapide et plus efficace. L’idée est d’éviter le détour des moteurs de recherche qui offrent une information d’ordre générale et demandent des heures d’identification et de sélection. Nous voulons faciliter la tâche du chercheur à travers le regroupement de textes de divers serveurs sur la même thématique. Il s’agit également de donner accès à une littérature vaste et essentielle, qui est certes disponibles en ligne, mais dont les droits d’accès excluent certains chercheurs de leur usage. Le travail est une sorte de compilation et devra considérablement réduire le temps de recherche sur internet et affiner la qualité de la recherche.

Les plateformes comme Persée (non payant) ou JSTOR (en majorité payant), offrent la possibilité aux plateformes numériques externes de s’arrimer à leur catalogue et donc à leur banque de données, et ce gratuitement. Cette opportunité est souvent offerte, comme dans le cas de JSTOR, dans le cadre de programmes spécifiques réservés aux institutions africaines. Il est par contre impossible d’accéder à JSTOR sans avoir accès à une bibliothèque institutionnelle. Il s’agit donc d’une opportunité gâchée pour nombre de chercheurs.

Une équipe de collaborateurs a déjà identifié et structuré la littérature venant du serveur DOAJ et constitué des métadonnées qui ont ensuite été mises en ligne. Des tests ont donc été réalisés prouvant le fonctionnement effectif de cette méthode qui relie ces métadonnées entre elles, sur la base de mots clés et de résumés.

4.    Délais d'exécution du projet, suivi et évaluation

La première phase d’exécution du projet qui est celle de l’implémentation et donc de la mise en ligne de la bibliothèque, dure 12 mois au cours desquels il sera question de configurer le fonctionnement de la plateforme, de la fournir en document, de prendre attache avec les gestionnaires des serveurs abritant la littérature cible, de s’arrimer à ces serveurs, et enfin, de mettre la bibliothèque online. Il est à préciser que lors de travaux préliminaires, la nomenclature de la bibliothèque a déjà été définie et des documents de divers types et dans diverses matières placés à l’intérieur de la bibliothèque. Faute d’une connexion internet fiable et de l’existence d’une adresse publique, ces données ne peuvent encore être accessibles de l’extérieur.

La seconde phase du projet, qui est celle du suivi, durera tant que la bibliothèque existera, puisque le contenu d’une bibliothèque doit en règle générale être continuellement actualisé. Pour s’assurer du bon déroulement de ce suivi, un protocole sera mis en place pour l’actualisation des différentes collections. D’autre part, il est prévu un compteur pour mesurer le nombre de visiteurs de la bibliothèque numérique par jour, pas mois et par an.

La meilleure méthode d’évaluation est cependant celle qui intègre les utilisateurs de la bibliothèque. Ainsi il est prévu un espace d’expression de ceux-ci sur le site même de la bibliothèque, où ils auront la possibilité d’évaluer, de critiquer ou de faire des propositions d’amélioration de la bibliothèque. En outre, il est prévu de créer des canaux d’information sur la bibliothèque par les réseaux sociaux (Facebook, Tweeter, etc..).  

5.    Stratégies de recouvrement des coûts

Le projet ainsi présenté rentre dans le cadre de l’éducation et de la formation des masses, il est à but non lucratif. Cependant, la base de ce projet c’est l’accès à internet, qui n’est pas gratuit au Cameroun et qui ne saurait être acquis d’une manière définitive. Puisqu’il faut donc tous les mois ou tous les ans payer cet accès, l’objectif sera d’atteindre les 10 000 utilisateurs 12 mois après la phase d’implémentation si elle est financée, afin, à partir de ce moment, de prélever pour chaque utilisateur, une contribution annuelle de 500 F CFA, ce qui nous permettra d’assurer et l’entretien des machines, et l’accès à la connexion internet. Ces coûts pourront être revus à la baisse au fur et à mesure de l’augmentation du nombre d’utilisateurs. 

6.   Réalisation/Coût et estimations

Le personnel suivant, nécessaire pour la réalisation de ce projet, est disponible aux frais du centre DAW :

  • 1 directeur du projet
  • 2 Coordinateurs d’équipes
  • 3 Informaticiens
  • 15 collaborateurs pour la collecte, la structuration et la numérisation (Ce sont des étudiants stagiaires, comme le centre en reçoit tous les ans et qui ont déjà à la base travaillé sur le projet)

Le matériel suivant, nécessaire pour la réalisation de ce projet, est déjà disponible

  • Software (système d’exploitation, antivirus, programmes de traitement de textes etc.)
  • 5 Scanneurs
  • 2 imprimantes
  • Matériel de bureau
  • 2 Serveurs de 5 TB chacun

7.     Matériel nécessaire non disponible, objet de la demande 

 

Désignation

 

Quantité

Prix unitaire

Prix total

en F CFA

Clés Internet

10

10 000

100 000

Ordinateurs portables

05

350 000

1 750 000

Disques durs externes 500 GB

10

30 000

300 000

Clés USB 16 GB

15

10 000

150 000

Desktop

02

350 000

750 000

Connexion internet haut débit 12 mois

01

Connexion:

200 000

1 700 000

Mensualité:

125 000

Autres

01

   

Coût total du projet:

   

4 750 000 F CFA