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Urbanisation : un défi majeur dans l’Afrique Moderne

12 Décembre 2014

DAW-Center, Université de Yaoundé

                              Atelier 1: Culture et urbanisation

Albert Gouaffo

Gratien G. Atindogbé

Serge Yowa

Constantin Sonkwe

Jacques Abel Onya

Cletus Andoh Tandoh

Préambule : terminologie

  • La culture se définit comme notre façon de vivre. Elle englobe nos valeurs, nos croyances, nos coutumes, nos langues et nos traditions. Elle est reflétée par notre histoire, notre patrimoine et notre façon d’exprimer les idées et la créativité.
  • Notre culture est un bon indicateur de notre qualité de vie, de notre dynamisme et de la santé de notre société. Elle nous donne un sentiment d’appartenance et de croissance cognitive, de même que concevoir l’empathie et établir des rapports avec les autres. Les retombées directes d’une culture solide et dynamique comprennent la santé, le mieux-être, l’estime de soi, le développement de compétences, le capital social et le rendement économique.
  • Généralement employée au pluriel, la locution « Cultures Urbaines » recouvre l’ensemble des pratiques culturelles, artistiques et sportives issues de l’espace urbain : il s’agit le plus souvent d’art (graffiti, rap, slam, danses urbaines, photo et vidéo…) ou de sport (skateboard, roller street, streetbike, monocycle, BMX, déplacements Yamakasi, basket et foot de rue, street golf, golf de rue, jongle de rue...).
  • Aujourd’hui, ces multiples pratiques sont rassemblées sous une dénomination commune : les Cultures Urbaines. Elles s’avèrent difficiles à délimiter et/ou à classifier car « elles sont nombreuses, destinées ou non à être vues, ne jouent pas de la même manière avec les règles et les codes, mais font toutes partie de notre environnement urbain » (LEBRETON 2010)

Etat des lieux : une cascade de conséquences

  • La poussé de nouvelles villes d’une part et la massification des villes africaines existantes d’autre part est l’une des conséquences de l’exode rurale. Conséquences de cette massification : inondations, insécurité, manque d'infrastructures, délestages, problèmes environnementaux

Conséquences de cette massification :

  • inondations,
  • insécurité,
  • manque d'infrastructures,
  • délestages,
  • problèmes environnementaux
  • Incivisme
  • Déviances de toutes sortes

Conséquences de cette massification :

  • Brassages inévitables de cultures d’origine variée
  • Délinquance juvénile/Fracture sociale/naissance d’une pratique de laisser-pour-compte
  • Interprétation différenciée des cultures externes reçues (américaine, européenne, africaine, etc.)

Conséquences:

  • Naissance de nouvelles expressions culturelles: culinaire, vestimentaire, artistique, perception de la réalité, etc.
  • Naissance de nouvelles attitudes religieuses

Conséquences:

  • Naissance de nouveaux codes de communication: jargons (camfranglais, parler nangaboko, etc.).
  • Déportation des villages vers les villes (foyer Banjoun, Foyer Bamenjou, festivals communautaires, etc.)
  • Le choc de cultures au niveau national/régional, africain et international

Modèles alternatifs

  • Repenser notre rapport à l’espace
  • Revoir la politique des institutions en charge de gérer les villes
  • Former/éduquer les populations sur les « bonnes pratiques » du vivre ensembles
  • Modèle démocratique de la gestion de la cité
  • Education à nos cultures
  • Revoir les manuels scolaires en la matière

Ce que peuvent faire les Alumni?

  • Concevoir des séminaires de formation à la gestion des diversités culturelles en milieu urbains
  • Concevoir des guides y afférant
  • Faire des propositions concrètes (sur la base de nos expériences extérieures) aux gestionnaire des villes, décideurs, en bref les « stakeholders »
  • Développer des projets de recherches afin de comprendre les problèmes et d’apporter des solutions scientifiques
Wednesday, 29 November 2017 11:14

Rapport présentation du livre

Le 12 Avril 2014, le Centre DAW a accueilli la cérémonie de présentation du livre ................................................................, fruit de la première phase du projet Alumni Denkfabrik sur le thème .................................................................... Cette première phase, dirigée par le Pr. Simo et le Centre DAW et financée par le Goethe Institut, a donc connu avec la parution de ce document de ...... Pages son apothéose. Cette cérémonie de présentation a donc regroupé en cet après midi du 12...... aux côté du Prof. Simo les participants, experts de diverses disciplines ayant participé à cette première phase du projet Denkfabrik, étudiants-chercheurs, les représentants du KBK (Koordinationsbüro  Kamerun), du GIZ, mais aussi et surtout des invités de marque tels la directrice du Goethe-Institut, Dr. Irene Barth, ainsi que l’ambassadeur de la république fédérale d’Allemagne, Dr. ............Keferstein. Ces derniers ont bien voulu rehausser de leur présence cette cérémonie, témoignant une fois de plus de leur intérêt pour ce projet.

   La première prise de parole a été celle du Prof. Simo qui a en quelques mots reprécisé le cadre du projets ainsi que ses fondement, puis retracé le chemin parcouru depuis son lancement jusqu’à la parution du présent ouvrage dont il as ensuite fait une brève présentation, évoquant au passage les difficultés rencontrées lors de l’organisation des rencontres et de la production du document. Il a enfin remercié d’abord L’ambassadeur Dr. Keferstein pour sa présence aux côtés du centre DAW et son soutien, puis le Goethe-Institut qui a fait confiance au centre DAW pour la conduite de ce projet au Cameroun et qui l’a financé.

Dans son intervention qui a suivi, Dr. Irène Bark, directrice du Goethe-Institut, a d’abord remercié le Prof. Simo et le centre DAW pour avoir accepté et assuré la direction du projet Denkfabrik. Elle a ensuite remercie tous les autres participants et souligné l’importance du projet pour le Goethe-Institut et pour la partie allemande, avant de souhaiter que l’ouvrage ayant couronné la fin de la première phase constitue un acquis solide mais également un encouragement à continuer le projet. Madame Barth a également indiqué la stratégie mise en place par le Goethe-Institut au niveau du Cameroun, mais également au niveau de la région Afrique, pour une vulgarisation (.........

Des résultats de cette première partie du projet. L’on a ainsi appris que le directeur régional du Goethe-Institut pour....... M. ................. était en visite à Yaoundé et que le livre ..............................serait distribué dans toute la région.

Le Dr. Keferstein qui a pris la parole a la suite du Dr. Barth une fois de plus souligné l’excellente collaboration entre l’Ambassade de la RFA et le centre DAW et surtout avec le Prof. Simo dont il a tenu a souligné l’engagement et l’implication dans les projets menés avec le soutien de l’Allemagne. Il a ensuite remercié tous les participants et souhaité que cette collaboration continue et s’amplifie au fil des projets et assuré le soutien de l’ambassade d’Allemagne pour les prochaines phases du projet et pour la réalisation d’autres projets. La parole a enfin été donnée à quelques contributeurs de l’ouvrages qui ont émis quelques remarques, critiques et souhaits au sujet de la présente publication et de celles à venir. Les différentes interventions, notament du Prof. Alioune Sow et de Dr. Olembe, ont concerné principalement la forme du document qui a souffert de quelques imperfections, notamment en ce qui concerne le traitement des textes. L’assurance a été donnée par le Prof. Simo et le Dr. Barth que ces erreurs dans la production seraient corrigées lors d’une éventuelle prochaine édition mais également pour les prochaines publication du projet Denkfabrik. Le Prof. Simo, hôte de la cérémonie, a à la fin pris le soin de répartir les exemplaires du document .........................................................

Tous les invités se sont retrouvé autour d#un cocktail offert par le Goethe-Institut.

Médias présent: Le Journal .....par souley Onohiolo qui aura réalisé une interview du Prof. simo.

Wednesday, 29 November 2017 11:12

Rapport Denkfabrik Urbanisation

 

Die dritte Phase des Projekts Alumni-Denkfabrik läuft…

Le projet Alumni-Denkfabrik  est entré dans sa troisième phase.

Rapport Séminaire Denkfabrik sur le thème : Urbanization in Africa as a major challenge.

Le 14 Novembre 2014 s’est tenue dans la salle des conférences du Centre DAW de l’Université de Yaoundé I un séminaire sur le thème Urbanization in Africa as a major challenge, regroupant des parcitipants venus d’Afrique du Sud, d’Allemagne, du Kenya et du Cameroun. Ce séminaire constituait le premier moment de la troisième phase du projet Alumni Denkfabrik du Goethe-Institut en collaboration avec le GIZ, le KBK, le DAAD et le DAW Centre de l’Université de Yaoundé 1, se tenait sous la supervision du Prof. Simo et a été rehaussée par la présence de son Excellence l’ambassadeur de la république fédérale d’Allemagne au Cameroun, le Dr. Ludwig Keferstein, et du représentant du Recteur de l’Université de Yaoundé 1, en la personne du Prof. Tonye. Était également présente le Dr. Simone Heil, représentante de la fondation Alexander von Humboldt.

Le séminaire s’est ouvert sur le mot de bienvenue du représentant du recteur de l’université de Yaoundé I M. Tonye qui a tenu à remercier L’Ambassadeur de la RFA le Dr. Keferstein pour son engagement et celui de son pays dans leur engagement pour la coopération scientifique entre l’Allemagne et le Cameroun. Il a également souligné la qualité du travail abattu par le Centre DAW et son promoteur le Prof. Simo dans le sens de cette coopération. Il a ensuite salué l’initiative du Goethe-Institut qui a eu l’idée de cet atelier et qui est le soutien financier. Le Pr. Tonye a enfin souhaité la bienvenue aux participants venus d’autres pays en les remerciant pour leur participation, avant de refermer son propos de bienvenue en déclarant officiellement ouvert le séminaire.

Dans la suite du Pr. Tonye, l’ambassadeur D’Allemagne le Dr. Keferstein a pris la parole pour lui aussi remercier le Prof. Simo, le Centre DAW et l’Université de Yaoundé I pour l’organisation du séminaire Denkfabrik en général et de cette nouvelle phase qui s’ouvre en particulier. Il a lui aussi insisté sur l’excellence des relations de coopération de manière générale et scientifique en particulier entre l’Allemagne et le Cameroun, soulignant en passant la forte présence d’étudiants Camerounais dans les institutions universitaires allemandes. M. L’Ambassadeur a ensuite salué l’initiative d’organiser cette phase du Denkfabrik sur un thème aussi important pour l’Afrique en particulier. Avant de rendre la parole, il a souhaité que les échanges soient riches et qu’ils contribuent à mieux cerner ce défi qu’est l’urbanisation en l’Afrique.

Le Pr. Simo qui a ensuite pris la parole et la modération du séminaire, en a brièvement présenté l’argumentaire avant d’en présenter les participants. Il a alors introduit le premier intervenant, le Pr. Wilfried Mbacham, enseignant à l’université de Yaoundé I et chercheur au Biotechnology Centre et de la Faculté de Medecine de l’Université de Yaoundé I. Le Pr. Mbacham a intitulé son exposé « Gold and Poison in urban Dumster ». Il s’est agit pour l’exposant, de montrer entre autres, comment l’humanité en général et l’Afrique en particulier payent le prix de l’industrialisation qui crèe une masse grandissante de déchet qui empoisonnent la nature, la nature et la forme de ces déchet changeant au fil du temps. Il a aussi décrit la gestion des déchets comme opportunité d’affaires juteuse. Il a ensuite expliqué le processus de formation d’ordures, les principales causes des problèmes liés aux ordures ainsi que les techniques de gestion profitable et non polluante des ordures. Il a conclu qu’une bonne gestion des ordures est source de revenus et de développement, d’où la formule « Where you see dirt, I see Opportunity and Gold. » l’intervenant a dans la foulé fait face à une série de questions, portant principalement sur le passage des déchets à l’or, c'est-à-dire de la valorisation des déchets.

Le second exposé a été tenu par le Pr. Ernst Uken, émérite de la Cape Peninsula University of Technology et du South-Africa Energy Institute et l’un des plus grands experts en énergie dans le monde. Le Pr. Uken tenait son exposé sur le thème  “Meeting challenges of Urbanization in South Africa. Ce deuxième exposé a commencé par la présentation du phénomène d’urbanisation global avant que l’exposant ne s’intéresse aux défis de l’Afrique du Sud, entres autres la demande grandissante en énergie, les options disponibles pour l’approvisionnement en énergie, ainsi que les solutions à court et à long terme pour les pénuries. On a par exemple noté que d’ici 2050, 64% de l’Afrique du Sud sera urbanisé, que l’Afrique a le taux d’urbanisation le plus rapide au monde et que 200 millions d’Africains vivent dans des bidonvilles. L’intervenant a par la suite dressé une liste de problèmes générés par l’urbanisation rapide, entre autres : la poussée des bidonvilles, la venue en ville de travailleurs migrants non qualifiés, les risques environnementaux, les problèmes sanitaires et la famine, la criminalité. Le Pr. Uken a ensuite parlé du cas spécifique de l’Afrique du Sud, pays urbanisé au 2/3. Il a évoqué entre autres la mauvaise gestion, le népotisme, la corruption, la mauvaise gouvernance comme raisons d’une gestion manquée de l’urbanisation. S’en est suivi une série de remarques sur la fourniture actuelle d’énergie en Afrique du Sud et des problèmes liés à celle-ci.  C’est sur ces remarques et sur quelques propositions de solutions que s’est terminé cette seconde intervention qui a elle aussi été suivie d’une séance de questions-réponses.

Après la pause café, le troisième exposé du jour a été le fait du Dr. Heather Marco-Gade du Department of biological Sciences de la University of Cape Town en Afrique du Sud. Elle a tenu un exposé avec pour thème : « Earth Power for Africa ». Il a été question de l’agriculture durable en Afrique ainsi que des techniques nécessaires pour ce type d’agriculture qui sous entend la grande échelle. Ainsi l’intervenante a entretenu le public tour à tour sur la situation actuelle de l’agriculture en Afrique en général et en Afrique du Sud en particulier, sur le potentiel et le rôle de la science dans le développement d’une agriculture durable et de la sécurité alimentaire. Les méthodes évoquées sont entre autres l’utilisation de pesticides d’origine animale, dérivée d’hormones d’animaux spécifiques. Quesquels exemples de pesticides dit bio-rationnels ont ainsi été cités avant que le Dr. Marco ne décrive le processus par lequel l’on obtient des pesticides d’hormones neuropeptides d’insectes, pour conclure. Elle a ensuite fait face aux questions du public.

Le Pr Iddi Hamadi Boga du Botany Department de la Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology au Kenya a lui pour son exposé sur l’urbanisation au Kenya commencé par présenter une histoire de ce phénomène dans ce pays. Il a ensuite cité quelques exemples de lois votées au Kenya pour essayer de réglementer l’urbanisation, avant d’en souligner l’inefficacité. Son propos s’est ensuite étendu aux défis de l’urbanisation galopante au Kenya, avant de s’orienter vers les solutions possibles pour une meilleure gestion de ce phénomène. Il s’agit d’après l’intervenant, de renverser la tendance, par exemple en rendant les campagnes attractives. Le Pr. Hamadi n’a pas manqué de pointer du doigt le manque de pragmatisme dans la gestion des régions au Kenya et dans d’autres pays d’Afrique, à l’opposé d’un pays comme l’Allemagne où le fédéralisme pour lui favorise plutôt le développement. Il a ainsi montré l’autre face de l’urbanisation au Kenya où de grandes villes sont en pleine expansion et font naître de grandes métropoles comme Mombassa où Nairobi, mais également où il le phénomène des bidonvilles est très marqué. Ainsi le défis pour les autorités Kenyanes concerne surtout la lutte contre les bidonvilles, la criminalité, le terrorisme, le manque de logement, le problème de circulation, l’approvisionnement en eau et en énergie, le traitement des ordures, les problèmes de pollution, etc.…  La série de questions qui s’en est suivi a permis un échange enrichissant entres participants et autres invités.

Le dernier exposé du jour est venu d’Allemagne, par le Pr. Jens Gebauer de la Hochschule Rhein-Waal. Le thème: “Agriculture in urban and peri-urban areas”. Le Pr. Gebauer a commence par se présenter au public présent, faisant un bref aperçu de son parcours académique qui l’aura mené dans différents pays d’Europe et d’Afrique. Puis il a axé son propos sur le Soudan et le Niger, deux pays de la zone sahélienne d’Afrique.  

 Il a ensuite commencé par le cas Soudanais, montrant les défis qui attendent un pays à la population grandissant très rapidement. Il a expliqué les difficultés du pays dans le domaine de l’agriculture par la rareté des terres exploitables, et la difficulté d’accès à l’eau. Puis il a insisté sur la biodiversité du Soudan et sur les efforts de l’Etat soudanais à étendre la capacité des terres cultivables et à améliorer l’accès à l’eau, denrée très rare dans la région. En ce qui concerne le Niger qu’il a décrit comme le pays le plus pauvre au monde, il a présenté les ressources naturelles du pays, insuffisantes pour la population grandissante, soulignant que la seule Niamey compte 900 000 habitants. Mais il a aussi indiqué que l’agriculture ici est très intensive, dans ce sens que les terres cultivables le sont sans répit. Il a dans ce sillage présenté le matériel agricole et les méthodes utilisées ici, avant de passer à la présentation de la biodiversité du pays. Il a ainsi présenté des méthodes nouvelles et modernes expérimentée entre autres par lui-même, pour une agriculture plus efficiente, montrant au passage et pour conclure les résultats obtenus sur le terrain. Ce dernier exposé qui a été très apprécié et discuté a clos ce séminaire au cours duquel l’occasion aura été donnée de constater la très grande similitude dans les problèmes d’urbanisation dans différents pays africains. Les participants au séminaire ont pour la fin été conviés à un déjeuner dans un restaurant de la place.

Par Constantin Sonkwé